L’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine sur l’Élection 2011
Le 25 mars 2011, un vote de non confiance tenu à la Chambre de communes a déclenché une élection printannière. Avec la chute du gouvernement conservateur, le projet de loi C-304, une Loi visant à assurer aux Canadiens un logement sûr, adéquat, accessible et abordable, est resté sur le carreau du feuilleton et devra être redéposé devant le prochain parlement s’il doit être étudié. Toutefois, l’élection du 2 mai est une occasion d’amener à l’avant-plan les enjeux liés au logement abordable et à l’itinérance.
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Ressources
Fiche d’information donnant les chiffres du logement abordable
Cliquez ici pour télécharger une fiche d’information qui comprend quelques chiffres utiles qui peuvent vous aider à plaider cette cause auprès de votre député local.
Analyse des programmes électoraux d’un coup-d’oeil
Que dit-on du logement abordable et de l’itinérance dans cette campagne électorale ? Allez au fond des choses et des programmes des partis avec notre analyse d’une page.
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La situation
Plus de 1,5 million de ménages – soit presque 13 pour cent de tous les ménages au Canada – vivent dans un “besoin impérieux de logement”, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent pas trouver un logement qui coûte moins que 30 pour cent que le revenu du ménage, qui a assez de place pour ses occupants et qui n’a pas besoin de réparations majeures.
Il y a 620 000 ménages qui vivent dans des logements sociaux à travers le Canada.
À mesure que la population croît et que les effets de la récession font des victimes, il faut faire plus juste pour rester à jour devant les besoins des Canadiens qui ne peuvent pas trouver des maisons selon leurs moyens.
Mais les ententes d’exploitation à long terme entre le gouvernement fédéral et les pouvoyeurs de ces logements sociaux sont en train d’expirer. Sans les subsides accordés en vertu de ces ententes, beaucoup de pourvoyeurs de logements vont devoir vendre des unités pour en épargner d’autres et/ou relever les loyers pour certains des citoyens les plus vulnérables du Canada tout juste pour tenir leurs portes ouvertes.
Entre 150 000 et 300 000 Canadiens n’ont pas de chez-eux. L’itinérance est à la fois un risque individuel grave et une dépense publique considérable.
Certains programme fédéraux ont contribué à soulager la pression, mais ils ont été à court terme, ce qui a rendu difficile de planifier en vue d’un succès à long terme.
La solution
Les membres de l’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine croient que tous les Canadiens méritent un endroit sécuritaire, adéquat et abordable qu’ils peuvent appeler leur chez-soi. L’ACHRU croit que c’est possible avec le leadership du gouvernement fédéral. L’ACHRU prie instamment tous les partis politiques de considérer ce qui suit :
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Adopter une stratégie nationale de l’habitation qui comprend un financement fédéral à long terme et un engagement envers le logement et l’itinérance.
Une stratégie à long terme, élaborée en collaboration avec les intéressés de l’ensemble du Canada, permettrait une planification à long terme et des résultats plus efficaces et plus durables. -
Continuer à financer le logement social après l’expiration des entente d’exploitation.
Les ententes d’exploitation ont été généralement liées à la vie de l’hypothèque d’une projet. À mesure que les hypothèques sont remboursées, il en coûtera moins pour maintenir les projets de logement social en vie. Toutefois, il faut encore du financement parce que les revenus de location provenant de locataires à faible revenu seront de loin insuffisants pour soutenir ces bâtiments. -
Maintenir les nivaux de financement actuels pour le logement social en reportant les économies provenant de l’expiration des ententes d’exploitation sur d’autres initiatives de logement abordable et de lutte contre l’itinérance.
Les dépenses fédérales sur le logement social sont d’environ 1,7 milliards de dollars annuellement. Si le gouvernement voulait maintenir les niveaux de dépense actuels et réinvestir tout surplus après avoir assuré l’existence du stock de logement actuel, il pourrait aider beaucoup plus de Canadiens qui ont de la difficulté à trouver un logement dont ils ont les moyens. -
Renouveler l’Initiative en matière de logement abordable (ILA) et la suite de programmes de rénovation de la SCHL (PAREL) et doubler le financement pour mieux répondre aux besoins actuels.
Le gouvernement fédéral investit actuellement 125 millions de dollars par année dans l’ILA et 128 millions dans le PAREL. Ces programmes contribuent à produire de nouvaux logements abordables et à maintenir le stock existant. Les deux programmes servent de moteurs économiques importants. Toutefois, aucun d’eux n’a été formellement renouvelé pour la période de 2011-2014 comme on s’y serait attendu. -
Prolonger la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance jusqu’en 2016 et augmenter le financement jusqu’à 269,6 millions de dollars par année.
Mettre des gens dans des logements coûte moins cher que les services qu’ils pourraient utiliser en connaissant l’itinérance, notamment, les systèms coûteux de l’urgence santé, de la justice criminelle et des services sociaux. La Stratégie (d’une valeur de 134,8 millions de dollars annuellement) a été renouvelée jusqu’en 2014 et c’est un premier pas important ; mais il faut plus d’investissement pour faire face à l’envergure totale de ce problème. -
Rétablir et élargir le programme écoÉNERGIE Rénovation – Maisons, ou un programme analogue d’audit énergétique et de rénovation basé sur des subventions, jusqu’en 2016 et ajouter une composante faible revenu.
Investir dans les rénovations énergétiques rend le logement plus abordable, crée des emplois et a d’important bénéfices environnementaux. Une composant faible revenu, si elle est ajoutée à un tel programme, aiderait les familles à capacité financière limitée ou nulle à défrayer les coûts des audits énergétiques et des rénovations qui ne sont pas couverts par le programme principal général.
Vous pouvez aider !
Pour en savoir plus ou pour avoir des conseils sur la façon dont vous pouvez contribuer aux efforts d’intercessions dans votre communauté, contactez-nous !
Pour en savoir plus, communiquez avec :
Krystle van Hoof
Gestionnaire, communications et marketing
Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine
613.594.3007, poste 16
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